Le minbar a conservé son décor sculpté en parfait état de conservation mais défiguré—comme d'ailleurs l'ensemble de la salle de prière—par un usage abusif de la peinture. Sur ses parois latérales, un bandeau mouluré formant des entrelacs géométriques enserre des polygones inscrits couverts de rinceaux à palmettes rappelant ceux du cénotaphe de Saladin ou du miḥrāb de la mosquée Fulūs.
Sur le dossier du minbar, un panneau de bois sculpté porte cette inscription, qui est un extrait des formules prononcées pendant la H̱uṭbā: « O mon Dieu, perpétue le pouvoir de notre maître lʾimām, fils de lʾimām, celui qui possède le manteau, le bâton et le sabre (du Prophète), celui en dehors duquel les Musulmans nʾont ni imām ni calife, ʾabū al-ʿAbbās Aḥmad (que Dieu prolonge ses jours!). Que Dieu nous conserve sa grâce et son appui en faisant vivre al-Malik al-ʿĀdil Sayf ad-Dunyā wa ad-Dīn, lʾami du Prince des Croyants, ʾabū Bakr fils dʾʾAyyūb (que Dieu prolonge ses jours et déploie ses étendards dans les deux horizons!) ».
Texte: Gérard Degeorge. Damas des origines aux Mamluks. L'Harmattan, 1997 (p. 233-234).
Jean Sauvaget. Les monuments historiques de Damas (90).
Cliché: Ernst Herzfeld.

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