Le long de la façade sud de la mosquée, en montant sur le toit d'un bazar, on reconnaît également, à la grandeur des assises de pierre et à la forme cintrée des fenêtres, que cette partie du monument est antérieure à l'époque arabe et est un reste de la basilique chrétienne et de l'époque byzantine. A cette même époque il faut pareillement rapporter une belle inscription grecque qui est gravée au-dessus de l'arcade centrale d'une belle porte à triple baie, très élégamment sculptée et décorée de rosaces, de volutes, de fleurons et d'entrelacs. Cette porte, qui est peut-être de construction romaine, est aujourd'hui à moitié ensevelie dans le sol à l'extrémité du transept. Quant à l'inscription grecque qu'on y lit (Psaumes 145:13), en voici la traduction littérale :
"Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s'étend de génération en génération."
Il est permis de considérer cette inscription comme contemporaine de la fondation de la basilique, qui passe pour remonter à Arcadius, fils de Théodose; et par conséquent elle daterait de la fin du quatrième siècle ou des premières années du cinquième. Dans tous les cas, elle ne peut pas être postérieure à Justinien, qui a restauré, dit-on, cette basilique dans la première moitié du septième siècle.
Victor Guérin. La Terre Sainte, première partie. Paris, E. Plon 1884.
Victor Guérin. La Terre Sainte, deuxième partie. Paris, E. Plon 1884.

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