Friday, August 24, 2018

Gorges du Barada

Gorges du Barada, traversée par la nouvelle route de Beyrouth à Damas


Le Barada est l'Abana ou l'Amana de la Bible (1) et le Chrysorrhoas des Grecs ou la rivière aux flots 
d'or, non que ses eaux roulent effectivement des paillettes d'or, mais parce qu'en répandant partout la fécondité, elles sèment également partout l'or, c'est-à-dire la richesse sur leur passage. Le Barada prend sa source sur un plateau plus élevé, non loin du village de Zebedany, au pied de l'un des plus hauts sommets de l'Anti-Liban, à une altitude de mille soixante-six mètres au-dessus de la Méditerranée et est appelé d'abord Nahr Zebedany, sa direction est alors celle du nord au sud; puis, tournant vers le sud-est, il reçoit les eaux d'une autre source beaucoup plus considérable que la première; c'est l'Aïn- Fedjeh, l'une des plus importantes de la Syrie, et il coule limpide et impétueux dans l'étroite et verdoyante vallée dont j'ai parlé précédemment; ensuite il débouche dans la plaine de Damas, qui, en cet endroit, porte le nom d'El-Merdj. Sa direction, à partir de ce point, est celle de l'est; il longe le mur septentrional de la ville, et va enfin, après avoir traversé successivement un certain nombre de villages et leurs jardins, se perdre, à une vingtaine de kilomètres de Damas, par plusieurs bras différents, dans deux grands lacs appelés, l'un Bahret ech-Charkieh (lac oriental), et l'autre Bahret el-Keblieh (lac méridional) au sud du précédent (2). 

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2. Voir DussaudTopographie historique de la Syrie antique et médiévale carte IV, et Porter Five Years in Damascus Vol I PP 278-279

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