Sunday, September 30, 2018
غازي ابن عبد الرحمن الدمشقي
Saturday, September 29, 2018
ستّ الشام عصمة الدين فاطمة خاتون
Friday, September 28, 2018
أصول المدرسة الإسلاميّة
Thursday, September 27, 2018
البيمارستان النوري بدمشق
Wednesday, September 26, 2018
Chute du haut Baradā, près d'az-Zabadānī
En quittant l'emplacement de l'antique Abila, on traverse sur un pont moderne d'une seule arche Nahr Baradā, pour le remonter vers l'ouest sur sa rive gauche. La gorge où l'on chemine est extrêmement étroite, et se resserre de plus en plus entre des hauteurs rocheuses d'aspect sévère dont les flancs inférieurs ont été jadis exploités comme carrière. Baradā écume dans son cours torrentueux, et forme ça et là plusieurs petites cascades. Au bout de vingt-cinq minutes de marche, après une montée assez raide par un sentier pratiqué dans le roc, nous arrivons auprès d'une magnifique cascade, beaucoup plus remarquable que les précédentes. La rivière tout entière tombe avec fracas par plusieurs bonds successifs du haut de plusieurs étages de gigantesques rochers, et vers le bas de sa chute fait tourner un moulin.
Notre direction est alors celle de l'ouest-nord-ouest, puis celle du nord; la gorge s'élargit en une belle vallée, bordée à l'est par la chaîne de l'Anti-Liban, et à l'ouest par le Ǧabal az-Zabadānī. Baradā, d'impétueux qu'il était, devient plus tranquille et sillonne paisiblement la plaine qu'il fertilise. Celle-ci est cultivée en blé. La rivière fait ensuite un coude brusque vers l'ouest, et aboutit de ce côté a un petit lac qui renferme la plus haute de ses sources, à une altitude de mille soixante-six mètres au-dessus de la Méditerranée. Ce bassin mesure environ trois cents pas de long, sur une centaine de large; situé au pied d'une montagne escarpée, il est couvert de roseaux et de nénuphars qui au printemps le tapissent de leurs fleurs.
Tuesday, September 25, 2018
Inscriptions latines près de Sūq Wādī Baradā
"Pour le salut des empereurs augustes Antonin et Verus, Marcus Volusius Maxirnus, centurion de la XVI légion Flavia Firma qui a dirigé les travaux, par suite d'un vœu (ou s'est acquitté de son vœu)."
La niche supérieure devait probablement renfermer une statuette.
A droite de la niche inférieure, un grand cartouche avec queue d'aronde contient cette autre inscription:
"L'empereur César Marcus Aurelius Antonin Auguste Armeniacus et l'empereur César Lucius Aurelius Verus Auguste Armeniacus ont rétabli la route détruite par la violence de la rivière, en faisant pratiquer une tranchée dans la montagne par Julius Verus, légat et propréteur de la province de Syrie et ami de Verus, aux frais des Abilènes."
Monday, September 24, 2018
Abila du Liban
Plus loin, nous rencontrons, en avançant toujours dans la même direction, les villages de Kufayr az-Zayt et de Kafr al-ʿAwāmīd. Ce dernier doit son nom de village des Colonnes aux débris d'un ancien temple dont il subsiste encore plusieurs fûts de colonnes, quelques chapiteaux corinthiens, beaucoup de pierres de taille et les fragments d'un fronton richement sculpté.
En cet endroit, nous franchissons sur un pont le Nahr-Baradā, que nous remontons alors sur sa rive droite, dans la direction du nord-ouest. La vallée se rétrécit de nouveau et ondule entre de hautes montagnes d'un aspect sévère et de difficile accès.
Bientôt nous avons devant nous, au nord, la rive gauche de la rivière, le village de Barhaliā, et quelque temps après nous faisons halte à Sūq Wādī Baradā, autre village assez considérable, et situé à six petites heures de Damas. C'est là que les voyageurs font d'ordinaire leur première étape, et c'est là que nous la ferons nous-mêmes avec le lecteur, afin de pouvoir signaler à son attention les principaux objets qui méritent de l'arrêter dans cette localité célèbre.
L'histoire d'Abila se réduit, du reste, à un petit nombre de faits. Pour distinguer celte cité d'autres villes du même nom, on l'appelait Abila du Liban, à cause de sa position au milieu des montagnes de l'Anti-Liban; plus souvent encore, elle était désignée sous le nom de Abila de Lysanias, sans doute parce qu'elle fut embellie et agrandie par le tétrarque ainsi appelé. Elle était alors le chef-lieu d'un district particulier nommé l'Abilène, comme le prouve le passage suivant de saint Luc (ch. III) :
1. L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène,
2. les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Sunday, September 23, 2018
Sūq Wādī Baradā, l'ancienne Abila
Nous sommes, en effet, sur l'emplacement de l'ancienne Abila ad Libanum, ou Abila de Lysanias, dont le village actuel de Sūq Wādī Baradā n'occupe qu'une faible partie. Elle s'étendait sur les deux rives de la rivière ; le village moderne, au contraire, s'est uniquement concentré sur la rive droite. Les maisons des habitants renferment presque toutes des matériaux antiques de toute nature, enlevés soit à des monuments, soit même à des tombeaux, et encastrés confusément dans des constructions grossières. La mosquée a remplacé une église chrétienne, qui elle-même, sans aucun doute, avait succédé à un temple païen. Il subsiste de ce dernier édifice de nombreuses pierres de taille, des fragments de colonnes et un chapiteau ionique. Dans les jardins, on heurte à chaque pas des décombres, et les paysans qui les cultivent en exhument souvent des débris plus ou moins remarquables. Deux aqueducs creusés dans le roc le long des deux rives du Baradā, et encore en partie conservés, mais depuis longtemps hors d'usage, alimentaient les fontaines publiques de la ville. Ils avaient été pratiqués d'une manière fort intelligente, et étaient éclairés de distance en distance par des regards. L'eau, prise dans la rivière au-delà et en amont de la cité antique, était ainsi plus pure que celle qu'on aurait pu y recueillir au milieu de son enceinte, et en outre, provenant de plus haut, elle pouvait être distribuée aux quartiers les plus élevés.
La vallée où Abila était assise est dominée de plusieurs côtés, et principalement à l'ouest, par des montagnes abruptes dont les flancs, sur la rive gauche du Baradā, sont percés à différentes hauteurs par l'un des aqueducs que j'ai signalés, par une grande route taillée dans le roc et par de nombreuses grottes sépulcrales.
Saturday, September 22, 2018
Tombes sur les bords du Baradā
Friday, September 21, 2018
Bassīmā
Aux collines que je viens de mentionner succède un plateau caillouteux et sablonneux en même temps, appelé Sahara; il est dépourvu de toute végétation. Après l'avoir traversé vers le nord, on descend vers l'ouest des pentes cultivées en vignes et en figuiers, et, au bout de trois heures quarante-cinq minutes de marche, à partir de Damas, on parvient à Bassīmā. C'est un petit village musulman situé au fond d'une vallée qu'environnent et surplombent des hauteurs rocheuses trés escarpées et où, grâce aux eaux du Baradā qui fait un coude de ce côté, prospèrent d'admirables vergers, plantés de noyers, de grenadiers, de figuiers, d'abricotiers et de vignes, qu'entremêlent des saules et des peupliers; et aussi quelques, carrés cultivés en blé.








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