Tuesday, September 25, 2018

Inscriptions latines près de Sūq Wādī Baradā

Chemin, cippes, et cartouches avec inscriptions latines creusées dans le roc, près de Sūq Wādī Baradā, au nord de la rive gauche de la rivière

Quant à la route, elle a été pratiquée, l'an 166 ou 167 de notre ère, à une trentaine de mètres au-dessus d'une voie plus ancienne, que les débordements du Baradā avaient coupée. Cette entaille dans le roc vif mesure cent quatre-vingts pas de long sur sept de large. Elle s'arrête maintenant brusquement à l'une de ses extrémités, et, si elle a jamais été terminée, elle devait franchir un abîme qui s'ouvre béant de ce côté, au moyen d'un pont dont les traces ont entièrement disparu. Sur les parois des rochers ainsi excavés verticalement à droite et à gauche, de manière à former deux murailles parallèles, l'une adossée à la montagne et l'autre surplombant la gorge du Baradā, on remarque en un point deux niches superposées, dont l'inférieure contient un cippe portant une inscription latine, que je reproduis ici en complétant les mots:

"Pour le salut des empereurs augustes Antonin et Verus, Marcus Volusius Maxirnus, centurion de la XVI légion Flavia Firma qui a dirigé les travaux, par suite d'un vœu (ou s'est acquitté de son vœu)."

La niche supérieure devait probablement renfermer une statuette.

A droite de la niche inférieure, un grand cartouche avec queue d'aronde contient cette autre inscription:

"L'empereur César Marcus Aurelius Antonin Auguste Armeniacus et l'empereur César Lucius Aurelius Verus Auguste Armeniacus ont rétabli la route détruite par la violence de la rivière, en faisant pratiquer une tranchée dans la montagne par Julius Verus, légat et propréteur de la province de Syrie et ami de Verus, aux frais des Abilènes.


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