Au bout de quinze minutes de marche, la vallée extrêmement étroite où nous cheminons commence à s'élargir, et bientôt, nous traversons le village de Dayr Muqarrin dont la population est de quatre cents musulmans, et dont les maisons sont grossièrement bâties avec de grandes briques cuites seulement au soleil; il est situé au-dessus de la rivière. Les jardins qui l'entourent sont principalement cultivés en figuiers.
Plus loin, nous rencontrons, en avançant toujours dans la même direction, les villages de Kufayr az-Zayt et de Kafr al-ʿAwāmīd. Ce dernier doit son nom de village des Colonnes aux débris d'un ancien temple dont il subsiste encore plusieurs fûts de colonnes, quelques chapiteaux corinthiens, beaucoup de pierres de taille et les fragments d'un fronton richement sculpté.
En cet endroit, nous franchissons sur un pont le Nahr-Baradā, que nous remontons alors sur sa rive droite, dans la direction du nord-ouest. La vallée se rétrécit de nouveau et ondule entre de hautes montagnes d'un aspect sévère et de difficile accès.
Bientôt nous avons devant nous, au nord, la rive gauche de la rivière, le village de Barhaliā, et quelque temps après nous faisons halte à Sūq Wādī Baradā, autre village assez considérable, et situé à six petites heures de Damas. C'est là que les voyageurs font d'ordinaire leur première étape, et c'est là que nous la ferons nous-mêmes avec le lecteur, afin de pouvoir signaler à son attention les principaux objets qui méritent de l'arrêter dans cette localité célèbre.
L'histoire d'Abila se réduit, du reste, à un petit nombre de faits. Pour distinguer celte cité d'autres villes du même nom, on l'appelait Abila du Liban, à cause de sa position au milieu des montagnes de l'Anti-Liban; plus souvent encore, elle était désignée sous le nom de Abila de Lysanias, sans doute parce qu'elle fut embellie et agrandie par le tétrarque ainsi appelé. Elle était alors le chef-lieu d'un district particulier nommé l'Abilène, comme le prouve le passage suivant de saint Luc (ch. III) :
1. L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène,
2. les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Plus loin, nous rencontrons, en avançant toujours dans la même direction, les villages de Kufayr az-Zayt et de Kafr al-ʿAwāmīd. Ce dernier doit son nom de village des Colonnes aux débris d'un ancien temple dont il subsiste encore plusieurs fûts de colonnes, quelques chapiteaux corinthiens, beaucoup de pierres de taille et les fragments d'un fronton richement sculpté.
En cet endroit, nous franchissons sur un pont le Nahr-Baradā, que nous remontons alors sur sa rive droite, dans la direction du nord-ouest. La vallée se rétrécit de nouveau et ondule entre de hautes montagnes d'un aspect sévère et de difficile accès.
Bientôt nous avons devant nous, au nord, la rive gauche de la rivière, le village de Barhaliā, et quelque temps après nous faisons halte à Sūq Wādī Baradā, autre village assez considérable, et situé à six petites heures de Damas. C'est là que les voyageurs font d'ordinaire leur première étape, et c'est là que nous la ferons nous-mêmes avec le lecteur, afin de pouvoir signaler à son attention les principaux objets qui méritent de l'arrêter dans cette localité célèbre.
L'histoire d'Abila se réduit, du reste, à un petit nombre de faits. Pour distinguer celte cité d'autres villes du même nom, on l'appelait Abila du Liban, à cause de sa position au milieu des montagnes de l'Anti-Liban; plus souvent encore, elle était désignée sous le nom de Abila de Lysanias, sans doute parce qu'elle fut embellie et agrandie par le tétrarque ainsi appelé. Elle était alors le chef-lieu d'un district particulier nommé l'Abilène, comme le prouve le passage suivant de saint Luc (ch. III) :
1. L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène,
2. les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Victor Guérin. La Terre Sainte, première partie. Paris, E. Plon 1884.
Victor Guérin. La Terre Sainte, deuxième partie. Paris, E. Plon 1884.

No comments:
Post a Comment