On a proposé de dériver le vocable Fīǧā du grec pègè et cela à cause d’une source très abondante, puisque son apport double le débit du Barada, qui jaillit en ce point. Les monnaies figurenṭ la grotte recouverte d’un temple, d’où s’échappait la source dans l’antiquité (*). Nous savons par les anciens auteurs arabes que ce temple avait été converti en église. Il faut rattacher au même ensemble cultuel le couvent de Marie possédé par les Jacobites, dans la montagne au-dessus de Fīǧā, à Ifrā.
(*) Al-Isṭaẖrīi dit que l’eau sort de dessous une église; de même ibn Ḥawqal. La description la plus conforme à la représentation des monnaies est donnée par al-Qalqašandī : « L’eau jaillit d’une fente... et sa sortie est voûtée d’une arcade de construction romaine. »
René Dussaud. Topographie Topographie Historique de la Syrie Antique et Médiévale (p. 290).
Félicien de Saulcy. Numismatique de la Terre Sainte; description des monnaies autonomes et impériales de la Palestine et de l'Arabie Pétrée 1874