Au sud d'at-turbā al-Badrīyyā s'élève un édifice anépigraphe - aujourd'hui isolé au milieu d'un jardin - identifié grâce aux sources littéraires comme la turbā d'Arġūn al-Ḥāfiẓīyyā, une affranchie d'al-Malik al-ʿĀdil, morte en 1250. A la salle funéraire couverte d'une coupole reposant sur un seul tambour octogonal fut postérieurement adossée une mosquée constituée d'un portail, d'une salle de prière et d'une cour qui, comme celle d'al-madrasā ar-Ruknīyyā, est couverte. D'un appareil soigné à l'excès, le portail est particulièrement remarquable. Il est couvert d'une voûte en arc-de-cloître cannelée dont les cannelures forment en façade un arc de tête polylobé du plus bel effet.
Charmant édifice à coupole, au milieu des jardins. Il abritait autrefois le cénotaphe en bois sculpté dʾune princesse seǧūqide dʾAsie Mineure (transporté depuis au Musée National Syrien).
Gérard Degeorge. Damas des origines aux Mamluks. L'Harmattan, Paris 1997 (p. 232).
Jean Sauvaget. Les monuments historiques de Damas. Beyrouth, Imprimerie Catholique 1932.
Cliché: Robert du Mesnil du Buisson.

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