La touffe d'acanthe qui donne naissance au rinceau est faite de deux calices, dont les feuilles, au lieu d'être séparées les unes des autres, forment deux couronnes continues. Le calice principal est fait d'une feuille médiane, appliquée contre le fond jusqu'à sa pointe, et de deux feuilles latérales, dont la pointe au contraire est fortement recourbée. La nervure de la feuille médiane est finement ondulée par une série de petits coups de ciseau. Le calice inférieur, formé de feuilles plus petites, est largement ouvert, et rabattu sur le devant.
Le rinceau qui s'échappe de cette touffe d'acanthe forme de chaque côté quatre sinuosités. Chacune de celles-ci se compose d'un pédoncule en forme de massue, et d'un cornet d'acanthe, qui donne naissance, d'une part au pédoncule suivant, d'autre part à une tige en spirale, qui porte un cornet d'acanthe plus petit et une fleur. Les fleurs ont une forme variable: dans les quatre sinuosités ouvertes vers le haut, ce sont des corolles rondes, de six ou sept pétales, vues de face; dans les quatre autre sinuosités, ce sont d'une part des fleurons à trois pétales, d'une forme assez courante dans le décor d'acanthe; et d'autre part une fleur imaginaire, faite comme la bobèche godronnée d'une torche métallique sur laquelle brûleraient trois flammes. Dans les intervalles du rinceau sont disposés de chaque côté deux passereaux. De petites rosettes remplissent les écoinçons. Tout l'ensemble est parfaitement symétrique, sauf pour un faible détail: à droite, à la naissance du troisième élément du rinceau, la petite rosette est remplacée par un papillon.
Henri Seyrig. Antiquités syriennes. Syria. Archéologie, Art et histoire. Année 1952 (29-3-4) pp. 204-250.
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