Tuesday, July 25, 2023

Le règne de terreur de Sulṭān al-ʾAṭraš

 


 Le Jabal vit sous un régime de terreur imposé par Sulṭān; les renseignements recueillis à ce point de vue sont unanimes; les cheikhs druzes n'ont plus aucune liberté pour exprimer leur opinion; la guerre contre la France a été décrété par le maître tout puissant, et tout Druze, de quelque catégorie sociale qu'il soit, doit s'y préparer sans rien objecter. 


En revenant du Jabal, où il a passé quelques jours, le correspondant d'un grand journal européen, résume comme il suit ses impressions:

"Sulṭān al-ʾAṭraš est le dieu aimé, Le docteur Šahbandar, véritable chef d'état-major de l'insurrection, dirige tout: il a auprès de lui des étudiants en médecine et en droit de la Faculté américaine de Beyrouth. Il reçoit une volumineuse correspondance de Damas, de Beyrouth et de la Transjordanie.        
"À Soueida, armes et munitions sont en quantité considérable; selon son expression, "on marche dessus". Elles viennent du Ḥijāz par caravanes de chameaux, fournies par les Wahhābites d'ibn Suʿūd. 
"Cheikhs et paysans druzes sont convaincus qu'il vaincront les colonnes françaises lorsqu'elles essayeront de pénétrer dans le Jabal."

Ces renseignements de journaliste sont confirmés par ceux des émissaires à notre solde, et par les lettres que nous recevons des quelques amis qui nous restent encore dans le pays. On nous écrit qu'en prévision de la guerre, les familles druzes: femmes, enfants et vieillards évacuent les villages et vont chercher refuge dans la montagne, au désert du Ṣafa et en Transjordanie; les hommes valides, au contraire, attendent dans leurs foyers les ordres de Sulṭān.

Notre ami Ṭalāl pāša, cheikh de la famille ʿĀmir, annonce que les paysans du Maqran (1) nord, obligés de suivre le mouvement, ne résisteront pas dans les combats et feront leur soumission dès qu'ils seront en présence des soldats français; lettre toute de diplomatie, car nous savons à quoi nous en tenir quant à l'autorité du pāša dans sa tribu. En vérité, nous ne devons compter sur aucun concours local.         

Cette correspondance avec les cheikhs du Jabal s'espace d'ailleurs de plus en plus, à mesure que l'on approche du moment où vont commencer les opérations; Sulṭān fait surveiller ceux des chefs druzes, suspects de sympathie pour nous, et les porteurs de lettres sont cruellement punis; c'est ainsi que deux de nos émissaires ont le poignet tranché par le docteur Šahbandar, apôtre de l'indépendance syrienne (2).      




(1) Région.
(2) Alice Poulleau. À Damas sous les bombes. Journal d'une Française pendant la révolte syrienne 1924 - 1926. Ed. Bretteville Frères, (Paris 1926).  P. 225. 







Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

Photo: Sulṭān al-ʾAṭraš et le docteur Šahbandar. 

Monday, July 24, 2023

نداء المندوب السامي وردّ الشعب الدرزي

 


أهاب مندوب فرنسا السامي، السيّد de Jouvenel بالشعب الدرزي أن يتوقّف عن القتال ويرعوي عن غيّه في رسالة اختلط فيها الوعد والوعيد حرّرها في شباط فبراير ١٩٢٦. أدْرَجَ الجنرال Andréa في كتابه النصّ الفرنسي (الذي أدرجته بدوري في منشور مستقلّ بالفرنسيّة) ولم أحصل مع الأسف على صورة طبق الأصل عن النصّ العربي وإنمّا على وجهين له: 


- الأوّل في موقع التاريخ السوري المعاصر (نقلاً عن أحد كتب العماد الراحل مصطفى طلاس). 

- الثاني من كتاب "في جبل العرب" للأستاذ حسن القيسي نصر ألحق نصّه بمنشور اليوم. 


هناك اختلاف طفيف بين النصّين ولكن اللهجة واحدة والمضمون واحد. 



أستأنف بعد هذه المقدمة التعريب عن Andréa (أي ردّ الدروز على de Jouvenel وردّ المندوب السامي على ردّهم):


أجاب سلطان (الأطرش) وشركاه على هذه الرسالة النبيلة بالطلبات المتعجرفة التالية:


"السويداء في الثامن والعشرين من شباط فبراير ١٩٢٦. 

إلى صاحب الفخامة هنري دو جوڤونيل:

جواباً على رسالة فخامتكم، عُقِدَ اجتماعٌ كبير في الجبل في الخامس والعشرين من شباط فبراير في قرية داما؛ أقرّ هذا المؤتمر بالإجماع الطلبات الآتية:

- أوّلاً. الاعتراف باستقلال البلاد السوريّة مع تمثيلها في الخارج وقبول سوريّا في عصبة الأمم. 

- ثانياً. إعلان الوحدة السوريّة وإعادة لبنان الكبير إلى وضعه السابق قبل الحرب (١).

- ثالثاً. إبرام معاهدة محدودة المدّة مع فرنسا تضمن المصالح الفرنسيّة دون الإخلال بالسيادة الوطنيّة السوريّة. 

- رابعاً. إنسحاب القوّات الفرنسيّة.

- خامساً. العفو العامّ. 


الإمضاء: الشعب الدرزي."  


يمكن قراءة الوحي الأجنبي في كل سطر من هذا الردّ الذي لا يُصدَّق؛ اقتصر إقطاعيّو الدروز حتّى الآن على المطالبة باستقلال الجبل عن بقيّة الدول السوريّة التي لا يريدون الارتباط معها لا سياسيّاً ولا إداريّاً؛ كان الدروز دائماً ضدّ الوحدة السوريّة وهاهم اليوم يطالبون بها! يستحيل ألّا نرى في هذا الانقلاب الفجائي بين عشيّةٍ وضحاها تأثير الدمشقييّن المتطرّفين والمتآمرين الأجانب (٢). 


أتى ردّ السيّد de Jouvenel واضحاً لا لبس فيه:


"جعلت رسالة الثامن والعشرين من شباط فبراير الممهورة بإمضاء الشعب الدرزي أي حديث مباشر أو غير مباشر بيننا وبين المتمرّدين مستحيلاً؛ من الآن فصاعداً لن يقبل المندوب السامي إلّا استسلامهم الكامل والصريح."


اقتنع الوطنيّون في دمشق، أمام هذه التطوّرات، وشهوداً على التحضيرات لِحَمْلَتِنا الميدانيّة، أنّ حلفائهم في الجبل يسيرون في محاولتهم مقاومتنا نحو كارثةٍ محقّقة. راجع وطنيّو الشام موقفهم والتمسوا الإذن بالذهاب إلى السويداء لمناقشة شروط سلامٍ مع الدروز يمكن لفرنسا قبولها؛ لم يكن نصيبهم من النجاح أكثر من حظّ الوفد اللبناني وعادوا إلى دمشق ليعرضوا نتائج وسَاطَتِهم وأفادوا أنّ الجبل بكامله يستعدّ لمواجهة بعثتنا العسكريّة وأنّ المعركةَ آتيةٌ لا مفرَّ منها.            






(١) الإشارة إلى الحرب العالميّة الأولى بالطبع ومتصرّفيّة جبل لبنان. 

(٢) "الدمشقيّون المتطرّفون" بالدرجة الأولى عبد الرحمن الشهبندر أمّا "الأجانب" فهم كثيرون علّ أحدهم الأمير عادل أرسلان في لبنان ومنهم بالتأكيد البلاط الهاشمي في شرق الأردنّ ومن ورائه بريطانيا كما أتى ذكره سابقاً وسيأتي المزيد عنه لاحقاً. 










Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

La lettre de Monsieur de Jouvenel et la réponse des Druzes


 Le haut commissaire, M. de Jouvenel, adresse aux révoltés le message ci après;


"Aux Druzes, 

"pourquoi vous battez-vous? 
"Je suis venu vous apporter le droit de faire vous-mêmes votre constitution, de choisir vous-mêmes votre gouvernement et vos chefs.
"En continuant la lutte, c'est donc contre ces espérances et contre votre liberté que vous combattez.
"Pourquoi et pour qui?
"Il y a quelques jours, des notables druzes du Liban, désespérés de vous voir souffrir, sont allés trouver vos chefs, pour vous démontrer que les combats n'avaient plus de raison d'être et ne pouvaient conduire votre peuple qu'à la défaite, à la ruine et à la famine, dont vos femmes et vos enfants seront les premières victimes.
"L'armée française avait laissé passer ces notables, car je n'ai pas voulu que la France porte la responsabilité des malheurs qui vous menacent. 
"Cette responsabilité, Sulṭān l'a prise, car c'est lui qui a repoussé la demande de vos frères.       
"Qu'elle retombe sur lui.
"Seule, la France peut vous donner le blé, les fontaines, les écoles, et cette liberté nationale qui vous manquent et dont le bienfait commence aujourd'hui à s'étendre sur les parties de la Syrie qui sont en paix. 
"Avant l'heure décisive, qui sera celle de vos derniers combats, j'ai voulu faire mon devoir en vous avertissant que, si votre sang continue à couler, si vos femmes et vos enfants ont faim, si votre ruine et votre défaite deviennent sans remède, ce ne sera pas ma faute, mais celle de Sulṭān al-ʾAṭraš et des étrangers qui le paient, qui vous considèrent déjà comme leurs sujets et vous obligent à des combats où vous perdrez tout, sans qu'ils y risquent un cheveu de leurs têtes.     
"Entre eux et moi, vos enfants jugeront.
"Druzes, votre seul moyen de vaincre est de déposer les armes; la paix, la liberté, le pain que je vous apporte valent mieux que vos fusils. 
"Rappelez-vous que vous ne pouvez rien contre la France et qu'elle peut tout pour vous"


A ce noble message, Sulṭān et ses complices répondent par les orgueilleuse prétentions que voici:

"Soueida, 28 février 1926. 

"A son Excellence Henri de Jouvenel,   
"En réplique à la lettre de Votre Excellence, une grande réunion s'est tenue au Jabal le 25 février au village de Dāma; dans cette réunion, il a été décidé à l'unanimité d'exposer les revendications suivantes:
"1. Reconnaissance de l'indépendance des contrées syriennes avec représentation à l'étranger et admission de la Syrie à la Société des Nations. 
"2. Proclamation de l'unité syrienne et retour du Grand Liban à son ancien état d'avant-guerre.
"3. Conclusion d'un traité à durée fixe avec la France, garantissant les intérêts français sans porter préjudice à la suprématie nationale syrienne. 
"4. retrait des troupes françaises.      
"5. Amnistie générale.
"Signé: le Peuple druze."

L'inspiration étrangère se lit à chaque ligne de cette incroyable réponse: jusqu'ici, les féodaux druzes ont revendiqué l'indépendance du Jabal, vis-à-vis des autres États de Syrie, auxquels ils ne veulent être liés ni politiquement, ni administrativement; ils ont toujours été contre l'unité syrienne et ils la réclament aujourd'hui! Comment ne pas voir dans cette volte-face l'influence des extrémistes damascains et des conspirateurs étrangers.      

La réplique de M. de Jouvenel est nette:

"La lettre du 28 février signée: le peuple druze, rend impossible toute conversation directe ou indirecte avec les rebelles; le haut commissaire n'acceptera désormais que leur soumission pure et simple."


Devant la tournure que prennent les choses, les nationalistes de Damas , témoins de nos préparatifs de campagne et convaincus que le Jabal, leur allié, court à la catastrophe en voulant nous résister, font machine en arrière et demandent l'autorisation de se rendre à Soueida pour y discuter avec les Druzes de conditions de paix acceptables pour la France. Ils n'ont pas plus de succès que la délégation libanaise, et en rendant compte de leur intervention, à leur retour à Damas, ils signalent que tout le Jabal est sur pied pour faire face à notre expédition militaire et que la bataille est inévitable.








Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

Photo: Henry de Jouvenel en 1933. Bibliothèque nationale de France. 

Sunday, July 23, 2023

فشل وساطة دروز لبنان


 يتابع الجنرال Andréa سرده عن الأخذ والردّ الذي سبق الهجوم الفرنسي على جبل الدروز:


من أعيان دروز لبنان المثقّفين والمتميّزين من كان على اتّصالات يوميّة مع مندوبنا السامي وقادة جيشنا. أدرك هؤلاء الوجهاء أنّ الروايات المتداولة في الجبل ما هي إلّا وشاياتٍ وأكاذيبٍ مغرضة واعتراهم القلق من النتائج التي قد تؤدّي إليها تصرّفات المؤتمر السوري - الفلسطيني والأساليب الملتوية التي اتّبعها بصفته العقل المدبّر لهذه الدعاية الشائنة.   


أراد الأعيان المذكورون (١) أن يذهبوا إلى الجبل لمقابلة الثوّار في محاولةٍ لفتح أعينهم وإعادتهم إلى جادّة الصواب قبل أن تتحرّك الأرتال العسكريّة الفرنسيّة لإخضاع التمرّد، وطلبوا في هذا السبيل إذن المندوب السامي بالذهاب إلى السويداء وحصلوا عليه ليصلوا إلى العاصمة الدرزيّة في شباط فبراير ١٩٢٦ حيث بذلوا قصارى جهدهم ولمدّة عدّة أيّام لإفهام أبناء جلدتهم أنّهم سائرون على الطريق الخاطىء وأنّ مصلحتهم، ومصلحة الجالية الدرزيّة بأسرها، تقتضي وقف التمرّد والحيلولة دون المزيد من إهراق الدماء.


أجابهم سلطان الأطرش، وحوله العديد من الشيوخ من مؤيّديه، بمنتهى الصَلَف أنّ الشعب الدرزي لن يتخلّى عن النزاع المسلّح إلى أن تعترف فرنسا باستقلال سوريّا الكامل وتسحب قوّاتها إلى أوروپّا.


لم يبق أمام الوفد اللبناني، إزاء تعصّب إقطاعيّي الدروز وعمى بصيرتهم، إلّا العودة إلى بيروت جارّاً أذيال الخيبة ليعطي تقريراً عن فشل مهمّته للسلطات الفرنسيّة. 


يتبع. 





(١) لم يذكر المؤلّف أسمائهم. 




الصورة الملحقة عن Library of Congress لسلطان الأطرش حوالي عام ١٩٢٦.








Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

Une tentative de médiation


 A Beyrouth, des notables druzes libanais, distingués et cultivés, ayant des contacts journaliers avec notre haut commissaire et les chefs de notre armée, savent que ce que l'on raconte su Jabal n'est que callomnie et mensonge et s'inquiètent des conséquences que peuvent amener les agissements et les grossiers procédés du comité syro-palestinien, cheville ouvrière de cette infâme propagande.  


Désirant se rendre au Jabal pour y rencontrer les révolutionnaires, essayer de leur ouvrir les yeux et les engager à rentrer dans l'ordre, avant la mise en route des colonnes françaises, ces notables sollicitent et obtiennent du haut commissaire l'autorisation de se rendre à Soueida. Arrivés dans la capitale druze en février 1926, il s'efforcent, pendant plusieurs jours, de faire comprendre à leurs frères de race qu'ils font fausse route et qu'ils est de leur intérêt, comme celui de la communauté druze tout entière, de cesser l'insurrection et d'éviter que le sang ne coule à nouveau.         

Sulṭān, entouré de nombreux cheikhs et approuvé par eux, répond orgueilleusement que le peuple druze n'acceptera de déposer les armes que lorsque la France aura reconnu la complète indépendance de la Syrie et renvoyé ses troupes en Europe.        

Devant l'incompréhension et le fanatisme des féodaux druzes, la délégation libanaise retourne à Beyrouth et rend compte de son insuccès aux autorités françaises.








Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

Saturday, July 22, 2023

جبل الدروز قبل العاصفة

 


رأينا كيف نجحت فرنسا بعد جهد جهيد في فكّ الحصار عن حاميتها في السويداء واحتواء الثورة - التمرّد في دمشق وغوطتها. نأتي الآن إلى رواية الجنرال Andréa عن الوضع في الجبل في أوائل عام ١٩٢٦ أي قُبَيل شنّ الفرنسييّن حملتهم الرامية إلى وأد العصيان كما اعتبروه. 


أصبح الجبل أكثر بؤر المؤامرات الداعية إلى التمرّد نشاطاً إذ عقد إقطاعيّو الدروز العزم على التحرّر من الانتداب الفرنسي الذي هدّد من ناحية المبدأ امتيازاتهم، مستندين في ذلك إلى مشورة الوطنييّن في دمشق ومدعومين من قبل الزعماء الأجانب من دعاة العروبة. دَفَع الإقطاعييّن إلى هذا غرورٌ لا حدود له وإيمانٌ بقَدَر الشعب الدرزي واعتمادٌ على دعم الشعوب المجاورة المادّي والمعنوي، خصوصاً الوهّابييّن الذين كانوا محطّ ثقتهم المطلقة وإن تبيّن لاحقاً أنّ هذه الثقة لا تستند إلى أساس. 


انطلقت الأوامر التي وجّهت الحراك الثوري من عمّان، عاصمة شرق الأردنّ، ومنها أُرسِلَت الأسلحة والذخائر الضروريّة للمتمرّدين في غوطة دمشق. مِن بلاط الملك عبد الله (١) حُبِكَت دعاية الكراهية وصُدِّرَت إلى سوريّا ضدّ سياساتنا وإدارتنا ونوايانا إذ صوّرتنا حاشية هذا الأمير أعداءاً للإسلام. لم يتورّع هؤلاء المتآمرين الأجانب عن استعمال أي وسيلة للحطّ من اعتبارنا في أعين الشعب الذي كلّفتنا عصبة الأمم بتعليمه السياسة والإدارة. أدّعى المُغْرِضون أنّ الضبّاط الفرنسييّن قَتَلة وأنّ جنودَنا من أهل البلاد رفعوا راية العصيان ضدّنا وأنّ حكومة پاريس تخلّت عن جيش المشرق الذي انهارت معنويّاته وأنّنا هُزِمنا في كلّ مكان، ليس فقط في سوريّا وإنّما أيضاً في المغرب، وأنّ فرنسا لم تَعُد في مصاف القوى العظمى. 


يتبع





الصورة الجويّة الملحقة لقصر رغدان في عمّان الذي بُنيَ في منتصف عشرينات القرن الماضي بمبادرة من الأمير عبد الله. هناك ما يبرّر اتّهام Andréa البلاط الأردني بدعم الحراك السوري بدلالة القصيدة في استقبال عبد الرحمن الشهبندر في القصر عام ١٩٣٩ على صفحة الويكيبيديا والتي تشير أيضاً إلى استمراريّة هذا الدعم - ولو لفظيّاً - بعد انتهاء الثورة السوريّة طالما دام الانتداب الفرنسي. ما كان للهاشمييّن أن يتصرّفوا بهذا الشكل دون موافقة بريطانيا الضمنيّة أو على الأقلّ "تسامحها" إذا جاز التعبير.     




(١) سبق القول أنّ عبد الله بن الحسين بن علي لم يكن ملكاً وقتها بل أميراً على شرق الأردنّ.










Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

La situation au Jabal ad-Durūz au printemps 1926


 Au moment où nous nous préparons à retourner au Jabal ad-Durūz, il est utile de passer en revue les événements survenus dans ce pays, depuis octobre 1925, époque à laquelle ont pris fin les opérations conduites par le général Gamelin. 


Le Jabal est devenu le foyer le plus actif des menées insurrectionnelles; les féodaux, conseillés par les nationalistes de Damas et soutenus par les chefs étrangers du clan panarabe, entendent se libérer du mandat français dont le principe menace leurs privilèges. Animés d'un incommensurable orgueil, ils ont foi en la destinée du peuple druze et comptent, d'autre part, sur l'appui moral et matériel des peuples voisins et notamment sur le concours des Wahhābites, lequel, d'après eux, ne fait aucun doute; assurance nullement fondée d'ailleurs. 

C'est de ʿAmmān , capitale de la Transjordanie, que partent les ordres directeurs du mouvement révolutionnaire: c'est de là que sont envoyés aux Druzes du Jabal, comme aussi aux rebelles de la Ġūṭa de Damas, les armes et les munitions qui leur sont nécessaires. C'est à la cour du roi  ʿAbdallah qu'est forgée la propagande haineuse répandue en Syrie contre notre politique, notre administration et nos intentions et c'est l'entourage de ce prince qui nous représente comme les ennemis de l'Islam. Tous les moyens sont bons, à ces conspirateurs étrangers, pour nous déconsidérer aux yeux des populations, que la Société des Nations nous a chargés d'éduquer politiquement et administrativement. Ne disent-ils pas que les officiers français sont des assassins, que nos tirailleurs indigènes sont en révolte, que l'armée française du Levant est abandonnée par le gouvernement de Paris, qu'elle est démoralisée, que nous sommes partout battus, au Maroc comme en Syrie, et que la France n'est plus une grande nation. 










Édouard Andréa. La Révolte druze et l'insurrection de Damas, 1925-1926. Payot, Paris 106 Boulevard St. Germain, 1937. 

Photo: palais de Raghadan, Amman (Transjordanie).