Friday, August 31, 2018

Une rue de Damas



Que dire maintenant de l’intérieur de Damas, où j’ai hâte de pénétrer avec mon lecteur, sinon que, comme la plupart des plus grandes villes de l’Orient, elle séduit et captive de loin le regard et exerce une sorte de prestige sur l’imagination, mais qu’elle perd singulièrement à être vue de près et à être parcourue en détail? De tous côtés, en effet, l’incurie mahométane éclate à chaque pas; les rues sont généralement étroites, mal bâties, plus mal entretenues encore; elles s’enchevêtrent souvent d’une manière désordonnée les unes dans les autres, et déconcertent sans cesse l’étranger qui s’aventure pour la première fois au milieu de ce dédale inextricable. 

Thursday, August 30, 2018

Bazar aux chevaux

Bazar aux chevaux, à Damas, un jour de marché


Les bazars de Damas, si vantés, n'offrent absolument rien de remarquable comme construction, à l'exception du H̱an ʾAsʿad Pāšā, vaste entrepôt de marchandises dont la belle porte d'entrée est finement sculptée et dont l'intérieur est éclairé par neuf coupoles élégantes, reposant sur de puissants piliers.  

Disséminés dans plusieurs quartiers, ces bazars forment une longue suite d'échoppes, et chacun d'eux, comme cela se pratique, du reste, dans presque tout l'Orient, est affecté à un genre particulier de commerce et d'industrie. Ainsi, il y a le bazar des armuriers, des orfèvres, des selliers, des cordonniers, des fabricants de coffres ou autres petits meubles en bois de cyprès incrustés de nacre, des vendeurs de toutes sortes de comestibles. Plusieurs de ces bazars sont curieux à examiner, parce qu'on y saisit sur le fait la méthode souvent primitive des artisans et en même temps l'habileté singulière de beaucoup d'entre eux. En outre, comme une foule confuse et bigarrée s'y presse sans cesse, avec des types, des costumes et des langages bien différents, c'est pour l'observateur attentif  un nouveau sujet d'étude qui ne manque pas d'intérêt. 

Le marché aux chevaux est surtout très animé à certains jours, et l'on peut y admirer parfois de superbes bêtes amenées du désert par des bédouins et qui, par la beauté de leurs formes, la fierté de leur allure et le souffle généreux qui les enflamme, semblent la vivante image du cheval de Job.


Monday, August 27, 2018

Une fontaine, à Damas


De son lit principal on a, dès l'antiquité la plus reculée, dérivé, à divers niveaux, une multitude de canaux, parmi lesquels sept sont plus importants que les autres et portent les noms de YazīdTōrāal-Mazzāwī, ad-Dārānī, al-Qanawāt, al-ʿAqrabānī et ad-Dāʿīānī. Ces canaux alimentent dans la ville et dans les faubourgs de Damas des milliers de fontaines, soit publiques, soit privées; car chaque grand établissement et même la plupart des maisons particulières ont la leur propre. Ils se subdivisent  eux-mêmes en une foule de canaux secondaires et ensuite de ruisseaux et de rigoles qui serpentent et murmurent à travers toute la banlieue de Damas et permettent d'y faire croître dans ses admirables vergers ces beaux arbres à fruits et ces légumes succulents que tous les voyageurs ont vantés. En un mot, jamais rivière n'a été mieux utilisée que celle-ci, et cela, de tout temps, pour tirer de ses eaux le plus grand parti imaginable. Sans elle, l'existence de Damas et des nombreux villages qui l'environnent serait impossible; avec elle, au contraire, cette ville, depuis quatre mille ans, nonobstant toutes les calamités qui ont fondu sur elle et toutes les révolutions dont elle a été le théâtre, est toujours restée l'une des plus populeuses cités de l'Orient. Cette rivière est, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'Abana des Livres saints, désignée pareillement sous le nom d'Amana dans quelques manuscrits.


Friday, August 24, 2018

Gorges du Barada

Gorges du Barada, traversée par la nouvelle route de Beyrouth à Damas


Le Barada est l'Abana ou l'Amana de la Bible (1) et le Chrysorrhoas des Grecs ou la rivière aux flots 
d'or, non que ses eaux roulent effectivement des paillettes d'or, mais parce qu'en répandant partout la fécondité, elles sèment également partout l'or, c'est-à-dire la richesse sur leur passage. Le Barada prend sa source sur un plateau plus élevé, non loin du village de Zebedany, au pied de l'un des plus hauts sommets de l'Anti-Liban, à une altitude de mille soixante-six mètres au-dessus de la Méditerranée et est appelé d'abord Nahr Zebedany, sa direction est alors celle du nord au sud; puis, tournant vers le sud-est, il reçoit les eaux d'une autre source beaucoup plus considérable que la première; c'est l'Aïn- Fedjeh, l'une des plus importantes de la Syrie, et il coule limpide et impétueux dans l'étroite et verdoyante vallée dont j'ai parlé précédemment; ensuite il débouche dans la plaine de Damas, qui, en cet endroit, porte le nom d'El-Merdj. Sa direction, à partir de ce point, est celle de l'est; il longe le mur septentrional de la ville, et va enfin, après avoir traversé successivement un certain nombre de villages et leurs jardins, se perdre, à une vingtaine de kilomètres de Damas, par plusieurs bras différents, dans deux grands lacs appelés, l'un Bahret ech-Charkieh (lac oriental), et l'autre Bahret el-Keblieh (lac méridional) au sud du précédent (2). 

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2. Voir DussaudTopographie historique de la Syrie antique et médiévale carte IV, et Porter Five Years in Damascus Vol I PP 278-279

Wednesday, August 22, 2018

Entrée de Damas vers l'Ouest







Sunday, August 19, 2018

قصّة مدينتين



القدس ودمشق

ترك لنا الرحّالة الآثاري Victor Guérin كتاباً ضخماً بعنوان "الديار المقدّسة" نُشِرَ على جزأين عاميّ ١٨٨٢ و ١٨٨٤، دوّن قيه معالمَ الشرقِ الأدنى التاريخيّة من تدمر والساحل السوري شمالاً وشرقاً إلى مصر والنوبة جنوباً وغرباً. استندت كتاباتُ المؤلِّفِ بالدرجةِ الأولى على معلوماتٍ جمعها ميدانيّاً خلال زياراتٍ متعدِّدَةٍ للمنطقة اعتباراً من عام ١٨٥٢، حاول التوفيق بينها وبين النصوص التاريخيّة والدينيّة، مع تركيزٍ خاصّ على هذه الأخيرة كما لنا أن نتوقّع من كاثوليكي شديد التديّن في القرن التاسع عشر. 

لا تقتصرُ خلفيّةُ Guérin على الجانب الديني؛ الرَجُلُ أيضاً فرنسيٌّ غيّور، وأوروپّي حتّى النخاع، لم يُخْفِ، على إعجابِهِ ببعض الآثار الشرقيّة، ازدرائَهُ بينَ حينٍ وآخر للعمارةِ الإسلاميّة أو العربيّة إذا شئنا، كما هو واضِحٌ في تشكيكِهِ المستمرّ إزاءَ صرحٍ متقن البنيان، بكون العمارةِ محليّة الإلهام والتنفيذ، اللهمّ إلّا إذا سَبَقَت الإسلام. فسيفساءُ الأموي مثلاً بيزنطيّةٌ، وقلعةُ دمشق رومانيّةٌ أو حتّى سابقةً للرومان وهلمّجرّا. لا بدّ أن يؤدّي تحيّزٌ من هذا النوع إلى الوقوع في الكثير من الأخطاء التاريخيّة، خاصّة وأنّ المؤلّف تعامَلَ مع معطياتِ الكتاب المقدّس بعهديهِ القديم والجديد كحقائق لا يرقى إليها الشكّ، ولسانُ حالِهِ أنّه ليس من المعقول أن تكون السيرة التي اتّفق عليها كلُّ الناس منذ آلاف السنين مغلوطةً. يترتّبُ على ذلك أنّ مهمّةَ الباحث المدقّق تكمُنُ في إثبات ما يمكن إثباتُهُ منها والقبول بالباقي كمسلّماتٍ إلى أن يأتي من يستطيع توكيدَها. 

كلّ هذا لا يقلّلُ من قيمةِ الكتاب ولا من الجهدِ الهائل المبذول في جمع معلوماته عَبْرَ سنواتٍ من الترحال على متون الدوابّ، وَصَفَ فيها Guérin العمائرَ المختلفة وأبْعادَها وحالَتَها من الصيانةِ أو الإهمال وتاريخَها (١)؛ أضف إلى ذلك مئاتٍ من اللوحات البديعة التي لا تقدّر بثمن، تسْتَشْهِدُ بها الأبحاثُ والدراساتُ إلى اليوم. 

بَلَغَ عددُ سكّانِ القدس وقتها ٢٣٠٠٠ ليس غير (٧٥٠٠ مسلم و ١٠٠٠٠ يهودي والباقي مسيحيّون أكثرهم روم أورثوذوكس أو من أسماهم المؤلّف مَعَ جرعةٍ لا بأس بها من الفوقيّة "بالمنشقّين" schismatiques)، أمّا دمشق فقد ناهَزَ العددُ فيها آنذاك ١٣٠٠٠٠ نسمة (١٠٠٠٠ مسيحي و ٦٠٠٠ يهودي والباقي مسلمون). سكّانُ دمشق إذاً ٥ إلى ٦ أضعاف جيرانِهِم في  القدس ومع ذلك خصّص الكاتب لدمشق ٤٠ صفحة فقط (٢) مقابل ١٥٠ للقدس؛ هذا متوقّعٌ على اعتبار أنّ القدس من الناحية الدينيّة لليهود والمسيحييّن والمسلمين كانت ولا تزال أرفع مكانةً من دمشق. 

لا يمكنُ مع ذلك إنكار أهميّة دمشق الدينيّة. ارتبَطَت عاصمةُ الشام مع سيرة القدّيس بولس، وجامعها الأموي أحد أقدم وأبهى أوابد الإسلام، ناهيك عن تاريخِهِ الطويل من الآرامييّن مرورراً بالرومان والبيزنطييّن، بيدَ أنّ رصيد بيت المقدس بداية من هيكل سليمان الأسطوري (٣) ومروراً بدرب آلام يسوع الناصري ونهاية بالإسراء والمعراج أكبر بكثير، والنزاع الديني على القدس قديمٌ قِدَم الحروب الصليبيّة ولا يزال مستمرّاً في القرن الحادي والعشرين. 

لن أتعرّض لما رواه المؤلّف عن القدس وأترك وَصْفَها لأهلِها وخُبَرائِها. أقْتَصِرُ في الأسابيع المقبلة على وصفِ دمشق من خلال صور الكتاب، محاوِلاً قدر المُسْتَطاع تعريب كتاباتِ Guérin عنها دون تجميلٍ أو تعديل، مع إيراد النصّ الفرنسي لمن يفضّل الرجوع إليه (٤). سأتركُ أخطاءَ النصّ الأصلي كما هي مهما بلغت في غلوائِها، مع التصحيح في الهوامش والحواشي حسب الحاجة. 

عنوان اللوحة المُلْحَقَة من القدس "شارع باب دمشق".  

للحديث بقيّة. 

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١. المؤلِّفَ ذو إلمامٍ معقول بالمصادر الإسلاميّة. 
٢. إجمالي الكتاب بجزأيه ١٠٠٠ صفحة. 
٣. لنا هنا أن نستعمل كلمة "أسطوري" بمعناها الحقيقي أو المجازي حسب السياق. 
٤. بإمكانِ المهتمّين تحميل الكتاب بالكامل على الرابطين أدناه بالمجّان. 

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Saturday, August 18, 2018

Al-Faṣīl

The Old City possessed two parallel walls separated by a moat until the external one, otherwise known as Al-Faṣīl (1), was razed and the ditch partially filled by Ibrāhīm Pāšā, son and lieutenant of Muḥammad ʿAlī, the then governor of Egypt; this is testified to in the 1858 edition of Murray's Handbook for Travellers in Syria and Palestine (2). We also can add the original account of Reverend Josias Leslie Porter—author of Murray's Guide—in his 1855 work Five Years in Damascus, indicating the presence of an old tower in the southeast corner of the city walls (3) before it was pulled down by Ibrāhīm Pāšā for the purpose of using its stones as construction materials for his barracks.

Older still is the testimony of Chevalier d'Arvieux, who visited Damascus in 1660 and mentioned the presence of two ornamental lions as well as a fleur-de-lis on the external wall of the southeast tower (4), based on which the outer fortifications may date all the way back to the Mamlūk Sultan Baybars and the 13th century C.E. 

Finally, the foundations of the outer ramparts were uncovered during street works conducted in 2000.


The site featured in the attached photograph is numbered 943 on the map (5).

Photography: Bonfils circa 1870. 

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1. For a detailed study of al-Faṣīl, see Yamen Dabbour's "À la découverte de la braie et du fossé autour de l’enceinte de Damas" in Bulletin d'études orientales, Tome LXI (pp. 23-40). 

2. P. 478. 

3. P. 41. 

4. Tome II, p 447. See also "Portes et Murailles de Damas", p. 106, fig 91. 

5. Stefan Weber's "Damascus, Ottoman Modernity and Urban Transformation 1808-1918", Volume II p. 122. 

Wednesday, August 15, 2018

ديموغرافيا اسكندرون تحت الانتداب



من المتعارف عليهِ أنّ السياسييّن يكذبون بمجرّد تحريكِ شفاههِم، بيد أنّ فنَّ الدپبلوماسيّةِ الحقيقي يكمن في الصدق دون قول الحقيقة، وهناك عدّة أساليب يمتلكُها السياسي المحنّك للتوفيق بين هذين النقيضين، منها ذكر أنصاف الحقائق، وتحويل حوارِ المقابلة في اتّجاهٍ آخر، ومحاولة النيل من مصداقيّة الخصم دون الإجابة على السؤال، ورفع الصوت، والخبط بقبضة اليد على المائدة، وهلمّجرّا. 

مفهومُ القوميّاتِ حديثٌ نسبيّاً، وما يهمّنا هنا تحديداً "القوميّتان" العربيّة والتركيّة. لا داعي للدخول في العربيّة كنهضةٍ ثقافيّة في أواخر القرن التاسع عشر (١)، ولا في طورانيّة الأتراك؛ أثرُ هذه الحركات في وقتِها كان محدوداً للغاية، وإن أُعْطِيَت أهميّةً تفوقُ حجمَها بمفعولٍ رجعي بعد سقوط الإميراطوريّة العثمانيّة. سَلَّمَت الغالبيّةُ العظمى من مواطنيّ ورعايا هذه الإمبراطوريّة بالسيادة العثمانيّة، كما عَرَفها آباؤهُم وأجدادُهم عَبْرَ مئاتِ السنين، حتّى عام ١٩١٤، عربيّةً كانت لغتُهُم أم تركيّةً أم كرديّةً أم أرمنيّة، في دولةٍ مترامية الأطراف حتّى في شيخوخَتِها (٢).  

تقاسمت بريطانيا العظمى وفرنسا الشرق الأدنى بعد نهاية الحرب، ورَسَمَتا حدودَهُ السياسيّة التي أصبحت أمراً واقعاً. اكتسبت هذه الحدود، بما فيها لواء اسكندرون أو محافظة هاتاي التركيّة إذا شئنا، ديمومةً تجاوزت سقوطَ الإمبراطوريّات الأوروپيّة مع نهاية الحرب العالميّة الثانية . قصّةُ المناورات السياسيّة التي حَدَت فرنسا إلى التنازلِ عن أرض في عهدتها لتركيّا الكماليّة أطول من أن يغطّيها مقالٌ قصير، ولا داعي حتّى للدخول في شرعيتها، على اعتبار أنّ الشرعيّةَ بين الحربين تمثّلَت في عصبة الأمم، وانتداب فرنسا على سوريّا كان بتفويضٍ من هذه العصبة؛ يترتّبُ على ذلك أنّ كافّة الإجراءات التي اتّخذتها سلطات الانتداب كانت قانونيّةً ١٠٠٪،  عادلةً كانت أم باغية. 

فيما يلي توزيع سكّان لواء اسكندرون عام ١٩٢٤ (٣):

أتراك حوالي ٣٧٪ (المقصود أتراك سنّة)
علويّون حوالي ٢٨٪
شيعة حوالي ٢١٪
عرب حوالي ١١٪ (المقصود عرب سنّة)
خليط حوالي ٢٪

فلنفترض أنّ هذه الأرقام دقيقة (٤)؛ من الواضح أنّ الهدَفَ من توزيعِها على هذه الشاكلة خَلْط "السماوات بالأباوات" عمداً وعن سبق الإصرار: العرب والأتراك جالياتٌ لغويّة، بينما العلويّون والشيعة فئاتٌ دينيّة ومذهبيّة، لغةُ أغلبيّتِهم الساحقة عربيّةٌ على الأرجح. يرمي هذا الأسلوب "الخلّاق" في التصنيف إلى "إضاعة الطاسة"، وتبرير تنازل فرنسا عن اللواء لصالح تركيّا استناداً إلى "وثائق وأرقام" برهنت أنّ الأتراك هم الأكثر عدداً إن لم يكن من الناحية المطلقة فعلى الأقلّ نسبيّاً. هذا التوزيع أيضاً مَرِنٌ بما فيهِ الكفاية للحفاط على اللواء ضمن الحدود السوريّة إذا شائت فرنسا أن تقلب لتركيّا ظَهْرَ المِجَنّ. 

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لا تقتَصِرُ هذه الأساليب المُبْتَكَرة في اختراع القوميّات ورسم الحدود على لواء اسكندرون بطبيعةِ الحال، ومن المعروف على سبيل المثال أنّ تركيّا أتاتورك "العلمانيّة" طَرَدَت مسيحيّي آسيا الصغرى بحجّةِ أنّهم "يونان"، وردّت اليونان "الجميل" بطرد مسلميها "الأتراك"، رغم أنّ عمر الوجود المسيحي في آسيا الصغرى وقتها تجاوز ١٥٠٠ عاماً، والوجود الإسلامي في اليونان مئات الأعوام. 

استعْمَلَت إسرائيل بشكلٍ أو بآخر باستعمال نفس النهج، كما في ادّعاء غولدا مائير (٥) أنّ سكّان فلسطين الانتداب البريطاني  هم "العرب واليهود"، ولا وجود أو ذِكْر للفلسطينييّن. لا داعي للدخول في تفاصيلٍ مزعجة وتسمية الأمور بمسمّياتها أي "مسلمون ومسيحيّون ويهود"، أو "أهالي المنطقة الأصلييّن في مواجهة المستوطنين الأوروپييّن" الذين فَرَضَهُم الانتداب البريطاني على البلاد استناداً إلى شرعيّة عصبة الأمم (٦) وتصريح بلفور. اعْتَقَدَت مائير، وبحقّ، أنّ مستمعيها والمقصودين في خطابِها في الغرب متعاطفون مع القضيّة الصهيونيّة، أو في أسوأ الأحوال غير معنييّن بالموضوع ولا يعرفون عنه إلّا ما نَقَلَهُ إليهم إعلامُهم المسيّس. 

لا يحتاج القوي إلى تبريرِ تصرّفاته التي أمْلَتَها قوّاتُهُ المسلّحة على المغلوبين كما فعل المنتصرون منذ أقدمِ العهود، مع التحفّظ أنّنا نحيا في زمنٍ يتشدّقُ فيه مَنْ هبَّ ودبَّ بالديموقراطيّة والحريّة وحقّ تقرير المصير، ويكرّر القاصي والداني هذه العبارات التي أُفْرِغَت من محتواها أو كادت كالببّغاوات، ومن هنا اللجوء إلى التعليل والتفسير والتجميل والتزويق، وإذا صَدَّقَ المستمعون كلامَ السياسييّن المعسول فعساه خيراً، وإن لم يصدّقوه فإلى جهنّم. 

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١. ناصيف اليازجي وبطرس البستاني مثلاً. 
٢. الشام والعراق وآسيا الصغرى والحجاز وحتّى مصر كانت لا تزال من الناحية النظريّة على الأقلّ من مكوّنات الإمبراطوريّة. تناسبَ نفوذُ الدولةِ عكساً مع بعد الإقليم عن القسطنطينيّة. 
٣. عن Yérasimos. 
٤. لا يوجد سبب مقنع للتشكيك بدقّتها. 
٥. مقابلة مع شبكة تلڤزيون Thames البريطانيّة عام ١٩٧٠. 
٦كنظيره الفرنسي في سوريّا. 

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Stéphane YérasimosLe sandjak d'Alexandrette : formation et intégration d'un territoire. Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Année 1988, 48-49 (pp. 198-212).
Sarah ShieldsThe Greek-Turkish Population Exchange : Internationally Administered Ethnic Cleansing. Middle East Report No. 267, CHRISTIANS : EGYPT, IRAQ, LEBANON, PALESTINE Summer 2013, (pp. 2-6).
There was no such thing as Palestinians

Monday, August 6, 2018

دمشق ١٨٣٠


لم تكن حاضرة بلاد الشام وأكبر وأغنى واحاتِها تاريخيّاً مغلقةً في وَجْهِ الأجانب؛ يكفي أنّها كانت مرفأ الساحل السوري على الصحراء، ومركز تجمّع قوافل الحجّ من الشمال والشرق، للتوكيد على انفِتاحِها على العالم. مع هذا لا يمكن إنكار أنّ دمشق كانت إلى أمدٍ قريب نسبيّاً مدينةً محافظةً إسلاميّة الطابع، نَظَرَت إلى أوروپّا خصوصاً نظرةَ ريبٍ وتوجّس، وأنّها تأخّرت عن مصر والساحل اللبناني عشرات السنوات في فتح أبوابها للغرب، ومنه ادّعاء السياسي والآثاري الفرنسي de Breuvery (١٨٠٥ - ١٨٧٦) أنّ أجمل مدن سوريّا أبعدها عن حسن الضيافة، بدلالةِ اعتداء الأهالي عليه وعلى صَحْبِهِ قرب الصالحيّة بذريعة امتطائِهم متون الدوابّ المحظور على غير المسلمين. 

صّدّرَ كتابُ "من دمشق إلى تدمر" عام ١٨٤٨ عن رحلة المؤلّف عام ١٨٣٠ تحت ولاية رؤوف باشا قبيل دخول إبراهيم باشا المصري إلى سوريّا وما رافقه من تحسّنٍ ملحوظ في وضع الأقلّيات عموماً والمسيحييّن خصوصاً. ليس هدفُ الكتاب دمشق، بل تدمر التي ألهبت خيال الأوروپييّن خلال قصص زنوبيا و Aurelian. لتوخّي الدقّة كَتَبَ de Breuvery عن رحلة الذهاب إلى عروس الصحراء والإياب منها، مروراً بجيرود وقريتين، والمخاطر على الطريق وغارات البدو وابتزازهم له ولمرافقيهِ أكثر بكثير ممّا كَتَبَ عن أطلالِها. سأضرب صفحاً عن هذه التفاصيل مكتفياً برسم الخطوط العريضة لدمشق الشام كما رآها المؤلّف، الكتاب متوافرٌ بالمجان على موقع المكتبة الوطنيّة الفرنسيّة لمن يرغب في الرجوع إلى النصّ الأصلي. 
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قَدَّرَ المؤلّفُ عددَ سكّان دمشق بحوالي ١١٠٠٠٠ مسلم "متعصّب" fanatique و ١٧٠٠٠ مسيحي و ٢٥٠٠ يهودي، وتعرّض باختصار إلى ذِكْرِها في العهد القديم، ثمّ غزاتِها بدايةً بالعبرانييّن ووصولاً إلى الفتح الإسلامي. زَعَمَ de Breuvery أنّ المسلمين ذَبَحوا معظم سكّان المدينة دون أن يكبّدَ نَفْسَهُ عناء ذكر المصدر أو المصادر؛ ليس هذا بالمستغرب إذا أخذنا بعين الاعتبار الفترة التي كتب فيها، وفي كلّ الأحوال لا يمكن الاعتداد بمعلومات الكتاب التاريخيّة كمّاً أو نوعاً.

وصفُ المدينة أكثر إثارةً للاهتمام على إيجازِهِ، بدايةً بقصر الباشا "كوخ كئيب من الخشب المسوّس". موقع القصر غير مُحَدَّد ولربّما كان الكلام عن دار كنج يوسف باشا في ساحة المرجة التي حلّ محلّها لاحقاً بناء العابد. تواجَدَ أشهر مقاهي دمشق لدى باب السلام شمال المدينة على جزيرة في نهر بردى. حَذَّرَ المؤلِّف من مقارنةِ مقاهي دمشق بنظيرتِها الفاخرة في أوروپا ومع ذلك ارتأى أنّ النضرةَ والهواء المنعش والماء الرائق إلى درجة الشفافيّة عوّضت عن تواضع المكان. الأبنية الدينيّة في كلِّ مكان ولكنّها مهملة، حتّى التكيّة السليمانيّة مُتَداعيةٌ أو تكاد. الحيّزُ المخصّص للجامع الأموي صغيرٌ للغاية. اكتفى الكاتبُ بالقول أنّه كان أصلاً كنيسةً ليوحنّا المعمدان، وأنّ ما فَعَلَهُ الوليد اقْتَصَرَ على بعض التعديلات والإضافات. لا ذكر لهيكل المشتري وليس هناك تفاصيلٌ عن الجامع، ولم يكن من السهل الحصول عليها في زمنٍ حُرِّمَ فيه دخولُهُ على غير المسلمين. القلعة حَسَب المؤلِّف رومانيّةٌ في مُعْظمِها. أسوارُ المدينةِ متهدّمةٌ، والخنادق المحيطة بها بمياهِها الخضراء الآسنة أشبه ما تكون بالمِقْذَرة. يلي ذلك وصفٌ للشوارع والأسواق الضيّقة ثمّ البيوت الدمشقيّة المتواضعة من الخارج والشديدة البهاء من الداخل.

الميدان مرتعٌ دائم للتمرّد والعصيان وأهل الصالحيّة متزمّتون. الفصلُ بين الجنسين صارمٌ في دمشق، حتّى لدى المسيحييّن، ومن شبه المستحيل أن يحظى الرجل برؤية شريكةِ مُسْتَقْبَلِهِ قبل الزفاف: تتولّى النساءُ من أهل العروسين كافّةَ مراسيم الخطبة، وكثيراً ما يرسم الخاطِبُ في مخيّلته صورةً مثاليّةً لخطيبَتِهِ تتبخّر بمجرّد عقد القران. عَرْضُ المرأةِ على طبيبٍ إذا مرضت من الصعوبةِ بمكان، ويفترض أن يكتفي هذا الأخير بوصفِ شكواها من قِبَلِ زوجِها، ويخطّط العلاج بناءً على ذلك. يحرسُ العميانُ أبواب حاراتِ المدينةِ ليلاً؛ ظلامُ الليل دامسٌ في زمنٍ لا يعرف الإنارة الكهربائيّة، وبالتالي لا يقدّم البصر كثيراً أو يؤخّر، أو هكذا على الأقلّ زَعَمَ المؤلّف. 

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عددُ صفحات هذا الكتيّب ١٥٠، خُصِّصَ ثلثها إلى دمشق. التفاصيلُ بالتالي محدودةٌ ناهيك عن مدى دقّتِها ومصداقيّتِها. ليس لنا، مع ذلك، أن نُهْمِلَ عملاً من هذا النوع. ما كُتِبَ عن دمشق أقلّ بكثير ممّا تستحّق، ويحْسُن الاطّلاع على أي مساهمة تاريخيّة بغضّ النظر عن رأي المُساهِم ودوافِعِه وتحيّزِهِ.